mardi 16 novembre 2010

Le toutou naturiste

Le Toutou naturiste - Huile sur toile, enrichie de cristaux
Format 81 X 65 cm - Signé Peqa 2010 en bas à droite
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S'il est vrai que je suis souvent, par le coeur, dans le coin du village de Courmes, il m'arrive aussi de rèver un peu aux grandes et belles promenades dans les montagnettes du pays grassois, du côté de Cipières, Gourdon, Caussols, Gréolières, Coursegoules... et bien d'autres lieux inondés de lumière et des parfums des plantes de Provence.


Terrains caillouteux et durs... mais hébergeant aussi beaucoup de fleurs et, parfois même, quelques cerfs et biches qui trouvent là les espaces dont ils ont besoin!


Le village de Coursegoules est le point de rassemblement, sous la houlette de JP Guido, d'un petit groupe très actif de naturistes qui vient souvent se régaler dans ces coins calmes et beaux. Les toutous sont de la partie, y compris au moment du bain de l'après midi.


Jean Paul Guido nous donne des images magnifiques de ces moments de détente et c'est en m'inspirant de l'une de ces vues que j'ai fait, pour le plaisir de la lumière de soirée, la peinture ci-dessus. C'est aussi un merci à ces promeneurs solitaires et heureux.

lundi 1 novembre 2010

Les Lumières de l'Espace (4) - Drachy (Aisne)

Les Etoiles de Drachy
Huile sur toile, avec cristaux - Format 81 X 65 cm
Signé Peqa 2010 en bas à gauche
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Quelques autres toiles Peqa exposées dans les anciens pressoirs
des Champagne Fallet Dart à Drachy le 9 octobre 2010
Un ensemble de 12 toiles fut présenté aux visiteurs lors de cette journée d'anniversaire


Le 9 Octobre 2010 fut une journée remarquable. C'est en effet la date choisie par la famille FALLET DART, viticulteurs à Drachy en Champagne, pour fêter le 400 ième anniversaire de l'apparition du premier vignoble dans la famille. Nous étions donc en 1610, date plus connue des Français... pour l'assassinat du bon roi Henri IV au coeur de Paris. Mais la vigne était déjà cultivée à Crouttes sur Marne, sur les coteaux regardant le sud... Il est vrai que les bulles ne vinrent que plus tard!

Cette famille vigneronne, oh combien amoureuse de son art, et depuis longtemps, avait donc convié dans ses terres, caves et celliers ses amis pour fêter dignement cet évènement. et pour rendre hommage à cette longue lignée d'amoureux de la vigne.

L'auteur de ce billet composa une toile pour l'occasion (Les Etoiles de Drachy), honorant l'art des Champenois, et accrocha quelques autres toiles sur les pressoirs traditionnels de la maison.

Journée ensoleillée, pétillante... avec tout le charme des bons moments entre amis.

vendredi 13 août 2010

Les lumières de l'Espace (3)

Printemps vers Orion
Huile sur toile, avec cristaux - Format 61 X 50 cm
Signé Peqa 2010 en bas à droite
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Illuminée par Bételgeuse (l'étoile rouge) et par Bellatrix (l'étoile bleue), la constellation d'Orion nous offre une beauté discrète et pure, remarquée depuis des siècles par toutes les civilisations humaines. C'est ainsi qu'Orion figure en bonne place dans toutes les mythologies...


Mais depuis quelques décennies l'Homme va y flâner de plus près et y découvre de pures merveilles de lumières.


J'ai donc décidé d'y faire un petit tour moi aussi pour mettre sur une toile un modeste aperçu des immenses volutes de lumières colorées qui enrobent une myriades d'étoiles. Bien sûr cette peinture est largement inspirée des images que nous envoie Hubble, guidé par des mains habiles et des ordinateurs malins... Merci donc à tous ceux qui nous donnent accès à ces mondes lointains que l'oeil humain - grâce à eux - commence à découvrir.

vendredi 2 avril 2010

Les lumières de l'Espace (2)

Galaxie Printanière
Huile sur toile (avec quelques artifices de cristaux)
Format 61 X 50 cm - Signé Peqa 2010 en bas à droite
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Au détour d'une galaxie l'espace nous offre souvent des couleurs surprenantes, souvent proches des plus belles couleurs terrestres.


Je me suis laissé tenter par une rèverie printanière en suivant les chemins d'une galaxie inconnue. La bonne nouvelle pour un peintre est qu'il existe des millions de galaxies de ce genre, toutes plus belles les unes que les autres.

mardi 16 mars 2010

Les lumières de l'Espace (1)

Fleurs de galaxie - Huile sur toile - Format 61 x 50 cm
Signé Peqa 2010 en bas à droite
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Oui, je conserve ma grande passion pour l'espace et pour ses lumières mystérieuses que nous renvoient les engins lancés par l'homme. Chaque image qui nous parvient de ces espaces lointains nous propose des lumières fantastiques, des objets étranges, des mouvements vastes et lents. Il est tentant de prendre ses pinceaux pour approcher un peu ces nouveaux thèmes qui berceront pendant encore de longs siècles les êtres humains.


Je publie ci-dessus, sous le titre "Fleurs de galaxie", une peinture issue d'une série qui sera présentée dans quelques jours au Salon de Printemps de Courtry (Seine et Marne). C'est une promenade et une rèverie vers l'espace et ses grandes volutes de matières et de lumières. Cette peinture est une huile sur toile très classique dans laquelle les éclats de lumières ont été rendus par des artifices de cristaux.


samedi 13 mars 2010

Matinée d'été

Matinée d'été - Le pont de la Ferté sous Jouarre
Huile sur toile - Format 50 X 100 cm - Signé Peqa 09 en bas à droite
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

J'ai donné dans ce blog une petite aquarelle du pont de la Ferté sous Jouarre dans les lumières du soir. Mais ce site change au fil des heures de la journée et c'est certainement le matin, en été, qu'il apparait le mieux dans tout son espace.
Le voici donc en début de matinée dans les couleurs de l'été.

jeudi 26 novembre 2009

Hommage à Jacques Poinsier

Jacques POINSIER - Portrait du peintre Peqa à Changis sur Marne
Huile sur toile marouflée sur panneau
Dédicacée "A mes amis Kayser..." - 1979


Jacques POINSIER, Restaurateur des Musées de France et des Palais Nationaux, s'est éteint le 8 Novembre dernier.

Cette nouvelle m'a profondément attristé car j'avais une grande admiration à la fois pour le peintre, sensible et savant, et pour l'homme riche d'une immense culture technique, esthétique et muséographique sur le monde de la peinture, ancienne et moderne.

Jacques POINSIER ne savait pas voir, faire ou parler de peinture autrement qu'en laissant déborder un enthousiasme vif et frais, une curiosité toujours renouvelée à la recherche de nouveaux savoirs... et un amour infini pour la Peinture, de la plus illustre à la plus modeste. Son oeil sur la Peinture était toujours affectueux!


C'est en 1978 que je fis sa connaissance par un hasard curieux et heureux. Je préparais alors une exposition de peinture à la Ferté sous Jouarre sur le thème "De Corot à Planson", exposition dont l'ambition était d'illustrer la richesse - sur cette longue période - des peintres de la Marne. Jacques POINSIER m'apporta très spontanément son concours, d'abord en me guidant dans mes recherches, ensuite en apportant des toiles de sa collection personnelle, enfin en mettant la main à la pâte, sur place, pendant une quinzaine de jours. Ce fut une aventure extraordinaire à vivre entre la recherche d'oeuvres chez les particuliers, leur nettoyage (avec souvent quelques brins de restauration), leur mise en perspective esthétique pour l'exposition, puis enfin lors de l'accrochage lui-même traité à la façon des expositions du 19ième siècle. Environ 150 toiles furent accrochées, avec quelques belles découvertes, mais surtout avec le retour à la vie de toiles oubliées depuis longtemps par leurs propriétaires... je parle ici de toiles de Meslé, d'Alexandre Boucher, de Massé...

[Beaucoup d'oeuvres de Meslé furent prêtées par André Planson qui fut, dans sa jeunesse, élève de Meslé et dont il resta toujours très proche en art et en amitié.]

Ce lourd travail de préparation pratique, après une année consacrée aux recherches, était réalisé dans une pièce de la maison réservée à cet effet et je vois encore Jacques POINSIER nettoyer avec amour les toiles rassemblées, les commenter, les replacer dans leur filiation esthétique en illustrant toujours son propos de mille références picturales et littéraires, notamment sur le grand mouvement des "Paysagistes aux Champs" qui précéda de peu l'arrivée de l'impressionisme en France. Ce travail était entrecoupé de promenades de peintres en bords de Marne et dans les environs pour retrouver quelques sites aperçus sur les toiles mais aussi pour brosser quelques pochades rapides.

Ces moments furent si riches et si chaleureux que nous décidâmes, avec l'aide d'André Planson, de faire une seconde exposition l'année suivante avec un centrage plus contemporain: "André Planson et ses amis". Ambiance moins studieuse car il n'y avait pas de toiles à restaurer... Mais nous eûmes des débats passionnants sur le choix des toiles - car il y avait richesse et abondance - puis sur l'accrochage car il fallait marier des approches picturales très divergentes. Il convenait en outre d'incorporer quelques sculptures et sanguines de René Collamarini, sculpteur pour lequel André Planson avait une grande amitié (et beaucoup de souvenirs partagés).

Il faut dire ici, concernant l'accrochage, qu'André Planson avait préparé avec une extrême minutie son propre plan d'accrochage à partir d'un choix de toiles illustrant sa grande affection pour la Ferté sous Jouarre. Il apporta cependant quelques retouches à son plan initial, très certainement avec l'idée de mieux mettre en lumière ses harmonies de palette.


Nous mîmes donc à profit le temps disponible pour peindre, souvent avec André Planson, fin connaisseur des ressources locales en paysages attachants. On retrouvera ainsi dans l'oeuvre d'André Planson quelques aquarelles et toiles du printemps 1979, notamment des vues de Croutes sur Marne, du Moulin de Coton (où Jacques Poinsier brossa une superbe peupleraie et une vue ombragée du Morin) et, plus simplement, de la Marne à la Ferté sous Jouarre car nous passâmes quelques après midi à peindre depuis la terrasse d'André Planson.

Beaucoup d'anecdotes plus intimes pourraient être rappelées ici car Jacques POINSIER était un merveilleux compagnon de peinture...

Je publie au début de ce billet, à sa mémoire, une rapide pochade faite à Changis sur Marne alors que j'étais occupé à peindre les bateaux ancrés près du pont. Ce tableau d'amitié permet de retrouver sa touche rapide et poétique, et sa vérité des couleurs. Il a eu la grande délicatesse d'y porter une dédicace rappelant ces bons moments de "paysagistes aux champs".
Jacques POINSIER vint une dernière fois à la maison durant l'été 1980, pour quelques jours de détente, toujours avec son immense enthousiasme de peintre.
Je le revis ensuite, souvent durant les années 80, dans son atelier de Beaubourg. Il fit devant moi des miracles de restauration et me raconta souvent ses recherches car l'homme ne se limitait pas à son travail purement technique. Il y ajoutait la connaissance fine des oeuvres et des peintres et n'hésitait pas à se lancer dans de longues investigations avant d'engager ses tâches de restaurateur.
Avec la disparition de Jacques POINSIER la Peinture perd un grand Monsieur... et je suis sûr qu'il repose maintenant en compagnie des grands maîtres qu'il respectait, connaissait et aimait tant!