lundi 26 mai 2008

René Collamarini - Sculpture

René Collamarini - Femme lovée - Original en marbre
(Trois tirages en bronze de cette oeuvre ont été réalisés)


René Collamarini était l'un des invités d'André Planson à la grande exposition restrospective de 1979 à la Ferté sous Jouarre et c'est ainsi que je fis sa connaissance. L'amitié entre ces deux grands artistes était ancienne et remontait à la guerre car ils avaient été mobilisés dans la même compagnie (qui stationna un temps au Chateau d'Ermenonville).


René Collamarini avait remis à l'honneur, dès sa sortie des Beaux Arts, la taille directe. C'est ainsi que je le vis dans son atelier des Fusains (Rue Tourlaque à Montmartre) - qu'il avait agrandi en reprenant l'atelier de Bonnard - tailler dans des blocs de marbre de plusieurs tonnes. Il en faisait naître des volumes et des arabesques étonnantes, élancées et légères.


La "Femme Lovée" ci-dessus est un pur produit de cet art achevé, plein de finesse et de sensualité. Cette oeuvre était exposée à la Ferté sous Jouarre mais dans un tirage bronze (3 exemplaires tirés en bronze). J'ai succombé à son charme et j'ai acquis de Collamarini son original en marbre. Je lui accorde chaque jour une pensée douce et affectueuse.

mardi 20 mai 2008

Autoportrait

Autoportrait au feuillage doré - Peqa 2005 - Huile sur papier lourd
Cliquer sur l'image pour l'agrandir





Beaucoup de peintres font leur autoportrait, davantage d'ailleurs comme un exercice que comme une contemplation narcissique...

L'exemple le plus connu est celui de Rembrandt qui a suivi tout au long de sa vie l'évolution de son visage, en le modelant selon l'humeur du moment et selon ses sentiments dominants. On y trouve certes son âge, mais surtout ses joies, ses peines, son exubérance, sa fatigue et ses lassitudes... et puis, progressivement, la sérénité tranquille de l'âge. Son dernier autoportrait est certainement l'un des plus émouvants jamais peint par un artiste.


Avec tout autant de sincérité et de force d'autres peintres, plus proches de nous, ont pratiqué le même exercice. Van Gogh bien sûr mais aussi Pissaro, Picasso, Chagall, Courbet, Monet, Cézanne... et tant d'autres...


J'ai donc sacrifié récemment à cette tradition avec surtout l'idée de prendre la juste mesure de la profondeur croissante de mes rides, creusées par le soleil. Il est clair qu'on est plus lucide avec son visage en le peignant qu'en le regardant dans une glace.

dimanche 4 mai 2008

Novil'Arts - Exposition annuelle

Peqa à l'exposition de Novil'Arts 2007
Caricature de Marcel Laliberté
(Le chateau sur la gauche de la caricature est censé représenter le Chateau Frontenac à Québec, dont nous parlions au moment de ce dessin. Les bateaux sont un rappel des toiles exposées sur la Route du Rhum)



Cette association présente chaque année le travail de ses adhérents (120 artistes, peintres et sculpteurs) à l'occasion d'une grande exposition organisée pendant le week end de Pentecôte dans la salle polyvalente de Novillars (petite commune proche de Besançon sur la route de Belfort).

Cette exposition est devenue, au fil des années, une tradition locale.

La qualité et la diversité des oeuvres exposées justifient parfaitement la forte affluence constatée chaque année. Il faut dire aussi que l'ambiance y est très conviviale aussi bien entre les artistes qu'avec le public. Chaque année l'association anime l'exposition avec des intervenants externes mais aussi en illustrant elle même le thème proposé. Il peut donc y avoir de la musique, un pick nick devant la salle, des artistes au travail... pour le plaisir.

En 2007 un caricaturiste connu (Marcel Laliberté) était venu prêter son concours...


J'y accroche chaque année 4 toiles. Celles de 2007 illustraient Saint Malo et la Route du Rhum. Celles de 2008 sont un retour à ma ville natale (Besançon) et plus particulièrement aux bords du Doubs à Tarragnoz.

Dates de l'exposition 2008: les 10, 11 et 12 Mai. Vernissage le 9 Mai à 19 heures.

mercredi 30 avril 2008

Portrait de Valérie

Portrait de Valérie à Leiden
Signé Peqa (en bas à droite) - Huile sur toile - 2007
Cliquer sur l'image pour l'agrandir



Valérie est ma fille ainée.

Elle vit en Hollande qui n'est pas seulement le pays des tulipes, mais qui est aussi un pays de lumières, de douceur, d'eau calme et maîtrisée, de beauté construite et organisée... et par dessus tout... un pays de peintres, certainement parmi les plus talentueux en Europe... depuis bien longtemps.

Je souhaitais depuis longtemps faire son portrait, au coeur de ce pays si attachant.


Evidemment un portrait est toujours un moment particulier. Ici de calme et de sérénité. Les traits et les volumes ne rendent jamais parfaitement compte de la vie et des pensées. L'essentiel est qu'un portrait ait une âme et une présence.

Il faut se faire humble lorsque l'on peint en Hollande, même lorsque l'affection guide les pinceaux...

Courmes

Courmes en Hiver - La vue sur la place du village depuis notre cuisine
Peqa - Huile sur Panneau - 1979 (?)
Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Courmes en soirée - Les escaliers donnant sur la cour du "chateau"
(devant la maison d'Odette)
Huile sur panneau - Peqa 1978 (?)
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Courmes en Hiver - Vue sur le "chateau" et sur les paillières
Peqa 1973 - Huile aquarellée sur carton
Cliquer sur l'image pour l'agrandir


Ces quelques peintures de Courmes sont publiées ici pour Sabine, qui se reconnaîtra. On peut comprendre sa nostalgie du village dans lequel elle a passé de si belles vacances.

Donc petit retour en arrière, dans les années 70...







dimanche 20 avril 2008

Le fantôme qui pleure

Manon (5ans) - Aquarelle (16/4/2008)
Le fantôme qui pleure



Mercredi dernier, le jardin n'étant guère praticable sous la pluie, Manon reprenait donc sa boîte d'aquarelles.

Beaucoup de choses colorées et très libres.

Au milieu des feuilles encore humides l'une me parait curieuse et je demande donc à Manon de m'expliquer cette peinture:

"Mais... Papy... c'est un fantôme!

Et que fait-il ce fantôme?

Il pleure!

Il est triste?

Mais non Papy... il pleure parce que les gens ne savent pas qu'il est gentil!"

jeudi 10 avril 2008

Courmes - Printemps

Printemps à Courmes - La fenêtre ouverte sur la cour du "chateau"
Huile sur panneau -Peqa 1981
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Nous passions le plus souvent Noël en famille à Courmes.

Il y avait ensuite le silence de l'hiver, passé dans les grisailles de la région parisienne.

Nous avions coutume de revenir à Pâques... le retour à la vie, celui du soleil, celui aussi des premières fleurs sauvages dans la montagne.

Les fenêtres de notre appartement donnaient, par dessus le tilleul planté devant le parvis de l'église, sur la cour du "château" et, au delà, sur les paillères et sur les barres calcaires de la vallée du Loup.

Il y avait, à notre arrivée, un moment précieux... celui où nous ouvrions les fenêtres pour respirer la première bouffée d'air parfumé du printemps.

Je rêve encore souvent de ce moment si particulier...