samedi 2 février 2013

Martinique en Février - La plage des Salines

Il y a quelques années nos enfants ont eu la merveilleuse idée de nous offrir un séjour en Martinique en cadeau d'anniversaire. Par chance nous sommes nés en Février ce qui est la meilleure période pour venir en Martinique et, certainement aussi, la période idéale pour quitter la région parisienne. Cette année là il faisait gris et froid à notre départ, ce gris épais et triste qui vous pénètre au tréfonds du corps et qui masque tous les horizons. Oui... nous étions heureux de partir.
Certes il y avait un peu de pagaïe à Fort de France à l'arrivée... un mélange de joie, de soleil, de laisser-faire, de sourires et de gentillesse.
La joie de quitter un Paris triste, gris, froid, morose... était bien faible en comparaison de la joie ressentie à l'arrivée, puis tout au long du séjour. Sourire et accueil partout... dans tous les musées (et ils sont nombreux et émouvants), dans toutes les plantations avec des dégustations pleines de saveurs magnifiques (le rhum agricole est une vraie merveille), dans les restaurants, dans les sites historiques. Recueillement aussi  dans les églises si vivantes chaque dimanche.
Notre base était aux "Trois Ilets" en bord de mer, à deux pas de Fort de France par la mer. Beauté du site, des fleurs, du petit port et de la mer. Souvenir aussi puisqu'une partie de la famille a vécu dans ce village quelques années après la dernière guerre...
Point de départ aussi pour de très belles promenades vers le sud de l'ile.

C'est ainsi que 48 heures après avoir quitté les brumes lourdes et neigeuses de l'Ile de France nous nous promenions sur la plage des Salines... un vrai coin de paradis, sauvé du bétonnage par les Martiniquais eux-mêmes... et il faut les en remercier.

Impossible de ne pas en brosser une toile pour essayer de respirer longtemps cet espace vaste, chaleureux et familial, bleu et merveilleux;


La Plage des Salines en Martinique
Huile sur toile - Format 81 X 65 cm
Signé Peqa  2010 en bas à droite
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)





mardi 29 janvier 2013

Saint Cyr sur Morin (2) - Marcel PRESSAC

C'est vers 1975 que j'ai découvert Saint Cyr sur Morin, grâce à Marcel Pressac qui s'y était installé.

Marcel Pressac avait vécu longtemps à la Ferté sous Jouarre où, sa peinture ne le nourissant guère, il tenait une boutique d'horlogerie... ce qui était son métier d'origine. Nous lui devons d'ailleurs la réparation habile d'une vieille pendule comtoise pour laquelle nous avions de l'affection. Mais Marcel Pressac vivait pour la peinture et mes beaux parents avaient quelques oeuvres de lui, en particulier une grande toile représentant des cavaliers au Moulin de Comporté, première implantation du Centre Equestre de la Ferté sous Jouarre (le CERF), fondé par mon beau père et animé par lui jusqu'à sa mort en 1969.
Cette peinture était très sombre, construite autour de noirs, de verts et de gris jaunâtres, avec des plages de matière tirées vivement au couteau, une lumière presque blafarde descendant de Jouarre qui domine Comporté. Au moment de sa réalisation Marcel Pressac traversait une période noire de sa vie et il était au fond d'un désespoir terrible!

Il reprend vie petit à petit à Saint Cyr au début des années 1970 et retrouve alors une peinture plus fraîche, plus vive en couleurs et parfois même avec de belles lumières et des mouvements très vifs. Je pense ici aux huiles aquarellées qu'il fit en Floride et à Miami... et qui étaient époustouflantes! Je n'en ai malheureusement pas d'images!

Sa maison rue du Bout d'Aa devient un lieu de rassemblement et je revoies encore avec émotion la petite cérémonie faite lorsqu'il reçut la médaille des Arts et Lettres. Je vins souvent le voir dans son atelier pour parler de peinture, de peintres...et l'écouter lorsqu'il évoquait Montmartre qu'il connaissait bien. Nous avons été y dîner quelques fois ensemble.


 Marcel Pressac dans son atelier à Saint Cyr sur Morin

Au fil des expositions le temps est passé. Marcel Pressac nous a quitté en 2002. L'église de Saint Cyr était décorée d'une grande Apocalypse, peinte par Marcel dans la perspective de ses obsèques.

Un peu par hasard j'ai retrouvé un portrait de lui peint par Pierre Monichon, professeur de musique et volontiers peintre à ses heures.
Voici donc ce portrait, fait en 1984. On y retrouve bien ses traits et son regard...


Portrait de Marcel Pressac
Huile sur panneau - Format 35 X 27 cm
Signé P. Monichon 84 en bas à gauche

samedi 19 janvier 2013

Saint Cyr sur Morin (1)

Le village de Saint Cyr sur Morin a une longue tradition d'accueil d'artistes et de peintres. Cette tradition trouve ses racines à Montmartre où travaillait - sans doute comme serveuse - une jeune femme née aux Armenats qui est un lieu dit de la commune de Saint Cyr sur Morin. Cette dame travaillait au "Lapin Agile", restaurant et lieu de rassemblement de tous les artistes fréquentant Montmartre à la fin du 19ième siècle. Tous les grands peintres (je veux dire ici ceux qui sont devenus célèbres) se retrouvaient là et connaissaient cette dame. C'est dans cette ambiance pétillante et légère qu'elle éleva son enfant qui, devenu jeune homme, tenta de se faire un nom dans la peinture. Il échoua en dépit de son talent et c'est plus tard qu'il devint connu, comme écrivain, sous le nom de Pierre Mac Orlan. Grâce à ses économies sa mère avait acheté une gentille propriété le long du Morin à Saint Cyr sur Morin. C'est là que Mac Orlan s'installa au moment de la guerre et qu'il fit venir ensuite, toute sa vie, la fine fleur des artistes "parisiens", ceci incluant Brassens, Juliette Greco (qui interpretait aussi ses chansons), Jacques Brel... et beaucoup d'autres...Les peintres de Montmartre, et d'ailleurs, avaient trouvé seuls le chemin de Saint Cyr sur Morin à la suite de Corot notamment qui venait se détendre dans ce coin. Mais beaucoup d'autres y vinrent...la plupart des noms de l'impressionnisme (puis des fauves) sont cités mais sans beaucoup de traces concrètes, sauf évidemment celles de l'âne ayant réalisé avec sa queue les peintures du peintre BORONALI... dont le "Soleil couchant sur l'Adriatique" (1910). Les amoureux d'histoire retrouveront sur Internet avec plaisir cette histoire savoureuse... et certainement beaucoup d'autres.
Cet âne a donc fini ses jours le long du petit Morin, entouré d'affection, entouré aussi des muses et modèles peu vétues des artistes parisiens en goguette. Il finit sa vie tristement en se noyant dans le petit Morin!
Il reste de tout cela une ambiance particulière à Saint Cyr faite de la lumière particulière de la vallée, du parcours sinueux et malicieux du Petit Morin, de la gentillesse de l'accueil (même après la disparition de l'auberge des artistes tenue par les frères Guibert, auberge transformée en musée). La commune est jumelée avec celle de "la République de Montmartre", jumelage qui reste très actif... et la commune a établi une tradition solide d'expositions de peintures avec deux points forts dans l'année: une exposition réservée aux artistes Saint Cyriens et une seconde exposition annuelle "les Saint Cyriens invitent".
C'est donc dans le cadre de cette seconde manifestation que j'exposais quelques toiles en 2010.

Voici mon panneau d'ensemble:

Oeuvres de Peqa exposées en Mai 2010 à Saint Cyr sur Morin

Il est intéressant de regarder tout cela de plus près:


La belle Nébuleuse
Huile sur toile avec cristaux - Format 61 X 50 cm
Signé Peqa 2010en bas à droite


Sérénité à Saint Honorat
Huile sur toile - Format 46 X 38 cm
Signé Peqa 09 en bas à droite


Les jeunes étoiles bleues
Huile sur toile avec cristaux - Format 73 X 60 cm
Signé Peqa 200 en bas à droite


Bords de Marne aux Petits Prés
Huile sur toile - Format 65 X 54 cm
Signé Peqa 09 en bas à droite


Début d'automne
Huile sur Toile - Format 61 X 50 cm
Signé Peqa 09 en bas à gauche
(Peinture réalisée d'après une photographie de Carter Jones)



 

jeudi 27 décembre 2012

Deux années d'absence

Il faut bien entendu une petite explication concernant l'inactivité de ce blog durant les années 2010, 2011 et partie de 2012.
Explication d'une grande banalité! L'auteur a été victime de deux difficultés de santé imprévues, l'une en septembre 2010 (suivie de difficultés pendant plus d'un an), l'autre, en plusieurs épisodes, durant l'été et l'automne 2011. Tout ceci glisse maintenant vers les (mauvais) souvenirs et la vie reprend un cours plus normal, tout particulièrement la vie de mes pinceaux.
A dire vrai ils n'étaient pas totalement figés mais seulement bien ralentis... ceci ne m'empêchant pas de participer à une exposition un peu lourde, fin 2010 à Saint Cyr sur Morin, exposition prévue de longue date avec des amis précieux. J'en donnerai ici quelques images... et puis aussi de faire quelques pochades reposantes au bord de l'eau. En voici une faite au bord du Petit Morin, près de Saint Cyr sur Morin, à deux pas de chez moi... C'est la fin de l'été 2011... peinture terminée début 2012.



Le Petit Morin en soirée
Signé Peqa 2012 en bas à droite
Huile sur toile - Format  73 X 54 cm (20P)



samedi 15 décembre 2012

Promenade vers les paysages de l'espace
Exposition au Centre Technique de l'Agence Spatiale Européenne
ESTEC - Noordwijk - Pays Bas
du 3 au 7 décembre 2012

Les responsables du centre technique de l'ESA à Noordwijk aux Pays Bas ont eu l'extrême gentillesse de m'accueillir pendant une semaine pour une exposition centrée sur l'espace, c'est à dire sur les merveilleuses couleurs des nébuleuses et galaxies découvertes et photographiées par Hubble, par de très nombreux téléscopes terrestres et par les satellites lancés par l'ESA elle-même. J'ai donc accroché 26 toiles au coeur du bâtiment d'accueil de ce centre, devant le jardin d'hiver. De son côté, un ami sculpteur, Serge Lavenant, exposait 30 pièces en pleine harmonie de sensibilité et de délicatesse avec  les toiles accrochées.


La Nébuleuse de la Carène
Huile sur toile enrichies de plusieurs centaines de cristaux Swarowski
Format 100 X 100 cm - Signé Peqa 2012 en bas à droite
Cette toile, pleine de transparences et d'éclats de lumière,
 était le point central de l'exposition.
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Panneau central de l'exposition devant le Jardin d'Hiver de l'ESTEC
La toile de la Nébuleuse de la Carène est entourée de deux toiles évoquant des détails de la nébuleuse d'Orion, l'une des plus belles nébuleuses observable depuis la terre.
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Au premier plan le sculpteur Serge Lavenant
Le peintre Peqa présente un album de ses oeuvres récentes

Au premier plan une sculpture de Serge Lavenant dont les courbes rejoignent parfaitement celles des galaxies apparaissant au second plan.

Cette exposition a été visitée par près d'un millier de personnes. Beaucoup de ces chercheurs, ingénieurs et techniciens se sont arrêtés pour apprécier le traitement "artistique" de leur quotidien, pour discuter le contenu des peintures et pour observer, souvent avec surprise, la précison du travail du peintre et du sculpteur. Discussions toujours chaleureuses et pleines d'enseignement. Merci à tous ces visiteurs encore plus enthousiastes que les artistes sur la découverte de l'espace.
Il y a donc encore de grands bonheurs à venir... et c'est tant mieux!

jeudi 18 août 2011

Gaston Desprez (2)

Gaston Desprez - La neige à Cenans
Huile sur toile - Année inconnue (sans doute début des années 1970)
C'est la petite fille de Gaston Desprez, ma cousine, qui m'a communiqué cette toile que je ne connaissais pas.
J'aime ce paysage bien brossé qui offre une grande harmonie d'ambiance entre la neige fraîche sur le sol et le ciel gris, lourd, pommelé et déjà tout boursoufflé de sa prochaine averse... Cenans devait être très beau sous la neige.
Je n'ai connu le village qu'en été mais cette ruelle en pente douce est bien reconnaissable sous son manteau blanc. C'est la petite rue qui descend vers la rivière et vers le pont, en passant devant le lavoir. Je la prenais souvent le matin pour aller vers mes coins favoris de pèche. Il nous arrivait, parfois, de dire un petit bonjour à la vieille dame qui habitait cette grande maison carrée en haut sur la gauche. Je crois me souvenir (après 60 ans je n'ose affirmer!) qu'il s'agissait de Madame Triboulet...
Je me souviens aussi de la famille Louis qui habitait sur le haut de cette petite rue... En poursuivant un peu on allait au café tenu par Monsieur Noirot. Cet homme était un fin chasseur. A chaque ouverture de chasse il était le premier à prendre un lièvre dans la plaine!
J'étais à Cenans il y a quelques jours...en réalité je devrais dire à Guiseuil, pour saluer ma parentée et toutes ces personnes si proches. C'est alors que les souvenirs remontent et revivent. Merci Gaston pour cette agréable peinture.

mardi 16 novembre 2010

Le toutou naturiste

Le Toutou naturiste - Huile sur toile, enrichie de cristaux
Format 81 X 65 cm - Signé Peqa 2010 en bas à droite
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)



S'il est vrai que je suis souvent, par le coeur, dans le coin du village de Courmes, il m'arrive aussi de rèver un peu aux grandes et belles promenades dans les montagnettes du pays grassois, du côté de Cipières, Gourdon, Caussols, Gréolières, Coursegoules... et bien d'autres lieux inondés de lumière et des parfums des plantes de Provence.


Terrains caillouteux et durs... mais hébergeant aussi beaucoup de fleurs et, parfois même, quelques cerfs et biches qui trouvent là les espaces dont ils ont besoin!


Le village de Coursegoules est le point de rassemblement, sous la houlette de JP Guido, d'un petit groupe très actif de naturistes qui vient souvent se régaler dans ces coins calmes et beaux. Les toutous sont de la partie, y compris au moment du bain de l'après midi.


Jean Paul Guido nous donne des images magnifiques de ces moments de détente et c'est en m'inspirant de l'une de ces vues que j'ai fait, pour le plaisir de la lumière de soirée, la peinture ci-dessus. C'est aussi un merci à ces promeneurs solitaires et heureux.